𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐓𝟑 𝐚𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧… 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐓𝟒 𝐛𝐚𝐬𝐬𝐞, 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐫𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐓𝐒𝐇 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞

🧠 𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐓𝟑 𝐚𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧… 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐓𝟒 𝐛𝐚𝐬𝐬𝐞, 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐫𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐓𝐒𝐇 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 ( TSH dans la norme, plutôt basse dans l’intervalle, à interpréter selon le contexte😉).
👉 𝐔𝐧 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞́ 𝐞𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞
𝑱𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒆 𝒄𝒂𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒈𝒖𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒑𝒆𝒖.
C’est pourquoi, dans une approche fonctionnelle et intégrative, cette lecture vise à relier les résultats biologiques au fonctionnement réel du corps.
Il ne s’agit ni d’un diagnostic médical, ni d’une remise en question de la médecine conventionnelle, mais d’un éclairage complémentaire.
Ce profil est peu abordé, car il n’apparaît que lorsque 𝗧𝟯 𝗲𝘁 𝗧𝟰 sont réellement dosées, ce qui reste encore trop rare aujourd’hui.
C’est regrettable😞 au regard du nombre croissant de plaintes fonctionnelles et des données de la littérature montrant l’intérêt d’une lecture plus globale de l’axe thyroïdien.
Pourtant, en pratique fonctionnelle, il est très fréquemment observé, notamment chez des personnes fatiguées, stressées ou en adaptation métabolique prolongée.
𝐑𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥:
Sur le plan physiologique, la TSH correspond au signal envoyé par le cerveau à la thyroïde.
La T4 est l’hormone majoritaire, peu active, servant de forme de réserve.
La T3, elle, est l’hormone active réellement utilisée par les cellules pour produire de l’énergie et réguler le métabolisme.
𝐍𝐨𝐫𝐦𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭😉 la thyroïde produit surtout de la T4, ensuite convertie en T3 dans les tissus grâce aux désiodases, des enzymes dépendantes de nombreux micronutriments.
Lorsque la TSH est normale, que la T3 reste maintenue, mais que la T4 est basse, le système fonctionne encore, mais sur 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐟.
Le corps cherche à préserver la T3, indispensable à la survie métabolique, parfois en accentuant la conversion, au prix d’une diminution progressive des réserves thyroïdiennes.
Ce profil ne correspond pas toujours à une hypothyroïdie au sens médical strict, mais fonctionnellement, il est déjà porteur d’un message.📨
👉 𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐥𝐞́ : 𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐧𝐧𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐥 𝐝’𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.
𝐔𝐧 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐮 “𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞”, 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐞 𝐬’𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞.
🌿Foie, intestins et terrain métabolique
Le foie est l’un des principaux lieux de conversion de la T4 en T3.
Lorsqu’il est surchargé (toxines, surcharge médicamenteuse, inflammation, excès de graisses oxydées, dysbiose), la conversion peut devenir moins efficace ou inégale.
Les intestins jouent également un rôle clé, à la fois dans :
👉l’absorption des micronutriments nécessaires à la thyroïde,
👉la régulation de l’inflammation,
👉 l’équilibre du microbiote, qui influence indirectement l’axe thyroïdien.
➡️ Résultat fréquent en pratique : T4 basse, T3 encore correcte, dans des profils métaboliquement “fatigués”.
🥗 Et dans l’assiette ? (fondamental)
La synthèse, le transport et le métabolisme des hormones thyroïdiennes dépendent directement :
👉des apports protéiques (notamment via la tyrosine),🥚🥦
👉 de vitamines et minéraux essentiels.🥬🥬
À titre d’exemples, certains cofacteurs clés sont :
le sélénium (fonction des désiodases),iode (attention jamais à l’aveugle SVP!!!).
le zinc, le fer et le cuivre (synthèse et transport hormonal),
le magnésium (cofacteur enzymatique),
les vitamines B2, B3 et B6 (métabolisme énergétique),
la vitamine D, impliquée dans l’expression des récepteurs thyroïdiens et la sensibilité cellulaire.
Des apports insuffisants, une restriction calorique ou protéique prolongée, une malabsorption digestive ou une augmentation des besoins (stress, inflammation, fatigue chronique) peuvent contribuer à :
une production ralentie de la T4,
sans élévation de la TSH,
dans un contexte d’adaptation métabolique.
👉 En pratique fonctionnelle, on ne complète pas à l’aveugle.
La lecture du bilan se fait en lien avec l’assiette, le terrain digestif et les réserves, avant toute réflexion sur une complémentation ciblée.
Cette lecture repose sur des formations en santé fonctionnelle, sur la littérature scientifique et sur l’observation clinique du terrain.
Elle s’inscrit en complément du suivi médical et ne remplace pas un diagnostic ni une prise en charge médicale.
Sur le terrain, les personnes présentant ce type de profil décrivent souvent un mal-être diffus, difficile à objectiver :
une fatigue qui ne cède pas vraiment au repos🙇🙇‍♀️🥱🫩, une sensation de fonctionner “au ralenti”, un manque d’élan ou de motivation, parfois un brouillard mental🤯, une frilosité, une récupération plus lente, 𝙤𝙪 𝙡’𝙞𝙢𝙥𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙛𝙤𝙪𝙧𝙣𝙞𝙧 𝙗𝙚𝙖𝙪𝙘𝙤𝙪𝙥 𝙙’𝙚𝙛𝙛𝙤𝙧𝙩𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙚𝙪 𝙙𝙚 𝙧𝙚́𝙨𝙪𝙡𝙩𝙖𝙩𝙨.
Très souvent, les bilans étant jugés “normaux”, ces ressentis sont minimisés, voire banalisés.
Cela peut générer une forme d’errance, avec le sentiment que “tout va bien sur le papier”, alors que le corps, lui, s’adapte en permanence.
𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒓𝒆́𝒄𝒊𝒔𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒒𝒖𝒆 𝒋𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒍𝒂𝒊𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒆𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆𝒓 : 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒓𝒆𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒗𝒆́𝒄𝒖, 𝒆𝒕 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒆𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒂𝒃𝒔𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒂𝒈𝒏𝒐𝒔𝒕𝒊𝒄 𝒏𝒆 𝒔𝒊𝒈𝒏𝒊𝒇𝒊𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒍’𝒂𝒃𝒔𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒅𝒆́𝒔𝒆́𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍.
𝑪𝒆𝒄𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒆́𝒇𝒍𝒆𝒙𝒊𝒐𝒏, 𝒏𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒄̧𝒐𝒏.
𝑪𝒆𝒄𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒃𝒂𝒔𝒆́𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝒍’𝒐𝒃𝒔𝒆𝒓𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒂𝒊𝒏 𝒅𝒆𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔.
𝑵𝒆́𝒂𝒏𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔, 𝒊𝒍 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒑𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒆́𝒓𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒊𝒓𝒎𝒆𝒓 𝒐𝒖 𝒏𝒐𝒏.
𝑷𝒓𝒆𝒏𝒐𝒏𝒔 𝒔𝒐𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒔 🌿🌾

Syndrome de l’intestin irritable : un terme fourre-tout à mieux comprendre pour mieux prendre en charge

𝗦𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝘁𝗲𝘀𝘁𝗶𝗻𝗮𝗹𝗲 : 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁, 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗲𝗰̧𝗼𝗻.

Dans mon approche de la nutrition, j’accorde une importance particulière au lien étroit entre notre santé mentale et notre système digestif.

𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 de troubles digestifs immédiats, votre intestin peut jouer un rôle clé dans la gestion de votre bien-être émotionnel.

Pour mieux comprendre le lien entre l’anxiété, la dépression et notre santé intestinale, il m’a semblé utile de simplifier ce mécanisme en un schéma global.

𝙀𝙉 𝙍𝙀́𝙎𝙐𝙈𝙀́ voici comment ce mécanisme fonctionne.

1. Stress / Angoisse 😨
Le stress provoque une augmentation du cortisol, l’hormone du stress.

👇

2. Augmentation du cortisol ↗
Le cortisol augmente la perméabilité intestinale (effet sur la barrière intestinale).

👇

3. Hyperperméabilité intestinale🦠
L’intestin devient plus perméable et laisse passer des substances indésirables (toxines, bactéries) dans le sang.

👇

4. Inflammation 🔥
Ces substances provoquent une inflammation systémique dans le corps.

👇

5. Augmentation de l’angoisse et de la dépression 😔
L’inflammation aggrave la vulnérabilité à l’angoisse et à la dépression.

👇

6. Cercle vicieux 🔄
Cette vulnérabilité accrue au stress et à l’angoisse augmente à nouveau le stress, créant un cercle vicieux.

𝘾𝙚𝙘𝙞 𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚́𝙛𝙡𝙚𝙭𝙞𝙤𝙣, 𝙥𝙖𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙡𝙚𝙘̧𝙤𝙣❗

𝘾❜𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙖𝙥𝙥𝙪𝙮𝙚́𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙚́𝙩𝙪𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙘𝙞𝙚𝙣𝙩𝙞𝙛𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚́𝙖𝙡𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚 𝙩𝙚𝙧𝙧𝙖𝙞𝙣. 𝘼̀ 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙖𝙡𝙞𝙙𝙚𝙧, 𝙤𝙪 𝙣𝙤𝙣.

𝙋𝙧𝙚𝙣𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙤𝙞𝙣 𝙙𝙚 𝙣𝙤𝙪𝙨.🌿

𝑺𝒚𝒏𝒅𝒓𝒐𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝒊𝒏𝒕𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏 𝒊𝒓𝒓𝒊𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 : 𝒖𝒏 𝒕𝒆𝒓𝒎𝒆 𝒇𝒐𝒖𝒓𝒓𝒆-𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒂̀ 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆❗
Hélène Sevrin Micronutrition

La Restriction Calorique :

𝙋𝙤𝙪𝙧𝙦𝙪𝙤𝙞 𝙀𝙡𝙡𝙚 𝙉𝙚 𝙁𝙤𝙣𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚 𝙋𝙖𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙇𝙤𝙣𝙜 𝙏𝙚𝙧𝙢𝙚 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙨𝙪𝙧𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝘿𝙚́𝙜𝙖̂𝙩𝙨 𝙦𝙪❜𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙋𝙚𝙪𝙩 𝘾𝙖𝙪𝙨𝙚𝙧

La restriction calorique, ou le fait de réduire significativement son apport calorique dans le but de perdre du poids, est une méthode encore couramment utilisée.

Cependant, cette approche présente des limitations importantes et peut même avoir des effets néfastes sur la santé à long terme.

Je suis confrontée à ce problème très souvent malheureusement.

Voilà pourquoi je voulais faire un petit rappel sans jugement, sans culpabilité, juste informer.😉

Voici quelques raisons expliquant pourquoi la restriction calorique ne fonctionne pas toujours sur le long terme et les dommages qu’elle peut entraîner.

1. 𝑹𝒂𝒍𝒆𝒏𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝑴𝒆́𝒕𝒂𝒃𝒐𝒍𝒊𝒔𝒎𝒆

Lorsque vous réduisez drastiquement votre apport calorique, votre corps réagit en ralentissant son métabolisme pour conserver de l’énergie.

Ce phénomène bien connu, appelé thermogenèse adaptative, diminue le nombre de calories brûlées au repos.

Ainsi, même si vous mangez moins, votre corps s’adapte et la perte de poids ralentit voire s’arrête.

Ce ralentissement métabolique peut persister même après la fin de la période de restriction, rendant plus difficile le maintien du poids perdu.

𝟮. 𝗘𝗳𝗳𝗲𝘁 𝗬𝗼-𝗬𝗼

Les régimes restrictifs sont souvent difficiles à maintenir sur le long terme en raison de leur nature privative. Beaucoup de personnes finissent par reprendre leurs anciennes habitudes alimentaires, entraînant une reprise de poids rapide, souvent plus que le poids perdu initialement. Ce cycle de perte et de reprise de poids, connu sous le nom d’effet yo-yo, peut être plus dommageable pour la santé que de ne pas avoir perdu de poids du tout.

3. 𝑷𝒆𝒓𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝑴𝒂𝒔𝒔𝒆 𝑴𝒖𝒔𝒄𝒖𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆

Lors d’une restriction calorique sévère, le corps peut commencer à utiliser les muscles comme source d’énergie. Cette perte de masse musculaire est préjudiciable car les muscles jouent un rôle crucial dans le métabolisme de base (le nombre de calories brûlées au repos). Une diminution de la masse musculaire entraîne donc une réduction du métabolisme basal, ce qui complique davantage la gestion du poids à long terme.

4. 𝑰𝒎𝒑𝒂𝒄𝒕𝒔 𝑷𝒔𝒚𝒄𝒉𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝑪𝒐𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒖𝒙 (de plus en plus de jeunes sont concernés)

Les régimes restrictifs peuvent entraîner une fixation excessive sur la nourriture, augmenter le stress et la culpabilité liés à l’alimentation, et favoriser les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie ,l’anorexie et l’orthorexie.

La privation constante peut également mener à des épisodes de compulsion alimentaire, où la personne consomme une grande quantité de nourriture en une fois, sabotant ainsi ses efforts de perte de poids.

5. 𝑪𝒂𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝑵𝒖𝒕𝒓𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔

Réduire drastiquement l’apport calorique peut conduire à des carences en nutriments essentiels, tels que les vitamines, minéraux et autres micronutriments. Ces carences peuvent affaiblir le système immunitaire, causer de la fatigue, et entraîner des problèmes de santé à long terme comme l’ostéoporose, l’anémie ou des troubles cardiaques.

Plutôt que de se focaliser sur la réduction drastique des calories, il est préférable de privilégier une alimentation variée et nutritive, en écoutant les signaux de faim et de satiété de son corps ET DE MASTIQUER!!! (ça marche vraiment!!!)

𝗔𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲𝘁 :

Cas intéressant où un patient a perdu du poids simplement en mastiquant plus longuement ses aliments, sans rien changer d’autre à ses habitudes alimentaires de base.

Par la suite, nous avons ajusté notre approche pour lui proposer des aliments de meilleure qualité afin de favoriser sa santé globale, car la santé ne se résume pas seulement au poids corporel.

L’objectif de cet article est de prévenir contre les dangers de la restriction calorique drastique. Une fois que l’on a traversé cette expérience, il est souvent difficile de revenir en arrière et de réparer les dommages causés.

Idée du jour: Tortilla espagnol (pas trop de patates, des oeufs, bcp de verdure).

Bon appétit

𝘾𝙚𝙘𝙞 𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙖𝙜𝙚, 𝙟𝙚 𝙩𝙞𝙚𝙣𝙨 𝙖̀ 𝙨𝙤𝙪𝙡𝙞𝙜𝙣𝙚𝙧 𝙦𝙪𝙚 𝙘𝙚 𝙩𝙚𝙭𝙩𝙚 𝙣𝙚 𝙫𝙞𝙨𝙚 𝙖𝙪𝙘𝙪𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙖̀ 𝙨𝙪𝙨𝙘𝙞𝙩𝙚𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚́𝙛𝙡𝙚𝙭𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙣𝙚́𝙜𝙖𝙩𝙞𝙫𝙚𝙨 𝙤𝙪 𝙖̀ 𝙞𝙣𝙘𝙞𝙩𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙙𝙚𝙨 𝙟𝙪𝙜𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙝𝙖̂𝙩𝙞𝙛𝙨.

𝘼𝙪 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙖𝙞𝙧𝙚, 𝙞𝙡 𝙚𝙨𝙩 𝙡𝙚 𝙛𝙧𝙪𝙞𝙩 𝙙❜𝙪𝙣𝙚 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙥𝙧𝙤𝙛𝙤𝙣𝙙𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙧𝙚𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚 𝙙𝙚 𝙨𝙤𝙡𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙡𝙖 𝙨𝙖𝙣𝙩𝙚́ 𝙚𝙩 𝙡𝙚 𝙗𝙞𝙚𝙣-𝙚̂𝙩𝙧𝙚
Hélène Sevrin Micronutrition

Zinc et Covid 19

 

Signes évocateurs de carence en zinc :

Une anosmie, perte de l’odorat et agueusie perte de perception du goût seraient, selon certaines études, les 1er signes d’une infection par le coronavirus. Il est donc fort probable que la sur-sollicitation immunitaire entraine une majoration des carences en zinc, engendrant ces symptômes chez certains sujets.

La carence en zinc affecte les cellules impliquées dans l’immunité innée et adaptative au niveau de la survie, de la prolifération et de la maturation.

=>Une carence aiguë en zinc entraîne une diminution de l’immunité innée et adaptative,

=>Une carence chronique augmente en plus l’inflammation. En effet, lors d’une carence chronique, la production de cytokines pro-inflammatoires augmente

Une carence en zinc lors de l’infection par le coronavirus pourrait donc expliquer un déficit des défenses immunitaire couplé à une inflammation excessive.

J’aime rappeler que le zinc est essentiel à la synthèse, au stockage et à la libération de l’insuline et donc dans la prévention du diabète de type 2.

Une carence en zinc augmente également le taux d’auto anticorps (important dans les pathologies auto-immunes ), accroit les dommages oxydatifs et le vieillissement, et donc facteurs de risque de déclin cognitif (Parkinson, Alzheimer,…).

 

Ne dépassez pas 15 mg/jour de zinc sous formes de suppléments sauf dans certains cas précis, selon conseil d’un professionnel de la santé !

Aliments riches en zinc:

Avec 39,30 mg par 100 g, les huîtres font partie des aliments les plus riches en en zinc. . Il est préférable de les consommer crues, mais vous pouvez très bien les manger également cuites (gratinées au four ou à la vapeur).

Le germe de blé est une bonne source de zinc avec 16,7 mg pour 100 g. Il s’achète tel quel, au rayon diététique ou en magasin bio.
Saupoudré sur une salade, sur d’autres céréales,…

Les graines de courge légèrement rôties .Elles contiennent 7,64 mg de zinc pour 100 g. Grillées au four ou à la poêle, en apéritif ou encore dans une salade composée.

Les lentilles sont une bonne source de zinc avec 5,5 mg pour 100 g. Laissez les tremper min 12h avant de les cuire pour augmenter la biodisponibilité du zinc.
En salade, en purée, en soupe ou en accompagnement, il est très facile d’associer des lentilles à vos repas.

Le boeuf haché en contient 4,12 mg pour 100 g.Pour avoir une dose optimale de zinc il est recommandé de le consommer cru (en tartare par exemple), mais vous pouvez aussi le consommer saignant ou grillé.

A regarder impérativement! La microbiologie des sols par Claude Bourguignon

Claude Bourguignon est parmi les premiers, dans les années 1970, à avoir alerté sur la dégradation rapide de la biomasse (perte d’humus) et l’amenuisement de la richesse des sols en micro-organismes (bactéries et champignons), ainsi que sur la baisse de productivité des sols agricoles européens ou des sols tropicaux ou subtropicaux auxquels on applique les mêmes méthodes. Il a contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées efficaces, mais qui demandent une certaine technicité et une bonne connaissance de la pédologie.

Comment notre alimentation peut influencer notre moral?

Saviez-vous que nos bactéries intestinales exerçaient une influence sur notre santé mentale ? Si l’idée que l’alimentation aurait un effet sur la dépression intéresse les scientifiques depuis plus d’un siècle, de récentes études ont encore démontré le pouvoir du microbiote sur notre cerveau.

https://www.facebook.com/franceculture/videos/1957618084365238/

Absolu ou relatif… à lire absolument!

Imaginons un médicament qui procure des effets indésirables à 5% des personnes qui le prennent. Imaginons que ce médicament diminue de 20% le risque à venir d’une maladie qui atteint 5% des personnes de plus de 60 ans.

En matière de risque sanitaire, il y a toujours deux façons de présenter les faits : la façon absolue et la façon relative.
Pour un effet secondaire désagréable, on parle de façon absolue : ce médicament provoque des incidents chez cinq patients sur cent. Dans ce cas précis, il est impossible de parler de manière relative, car le risque relatif d’incident augmente de façon infinie en passant de 0% à 5%. (Si un incident quelconque passait de 1% à 5%, son risque augmenterait relativement de 400% !).
Inversement, pour les effets bénéfiques, on préfère la façon relative, on ne dit pas que la maladie concernera 4% des personnes au lieu de 5%, on préfère dire que le risque de maladie diminue de 20%, ce qui est tout aussi vrai et beaucoup plus sympathique.

Continuons le raisonnement en prenant un échantillon de 1000 personnes saines auxquelles on donne ce médicament préventif d’une maladie potentielle. Il y en aura ainsi 40 qui feront la maladie au lieu de 50. Il faut donc traiter 100 personnes pour aider un patient.
Sur les milles personnes traitées, 50 auront des effets indésirables.
Il est tout de même beaucoup plus séduisant de dire que ce médicament diminue de 20% le risque d’une maladie et ne provoque que 5% d’effets indésirables que de dire qu’il faut nuire à 50 personnes pour en aider 10.

Imaginez enfin que l’effet indésirable soit grave et que la maladie soit simplement différée de quelques années, et non pas éliminée – ce qui après 60 ans est plutôt la règle – ; on aurait alors presque tous les ingrédients d’un scandale sanitaire, bien que l’on ait fourni que des chiffres exacts.
Avec les pourcentages, exact n’est pas synonyme d’honnête ; surtout lorsque l’on s’adresse au grand public avec des thèmes où l’émotion et l’affect perturbent la lucidité mathématique. Absolu ou relatif, il faut choisir. Mélanger les deux est une duperie.
Si l’effet indésirable n’était qu’une petite tache sur le bout d’un orteil et que la maladie concernée soit une mort subite, la confusion entre absolu et relatif serait moins grave, mais ce serait tout de même une tricherie.
Ah, les chiffres !

Luc Perino

Source : https://lucperino.com/568/absolu-ou-relatif-il-faut-chosir.html