Ballonnements en fin de journée

Une petite vidéo toute simple, avec un geste à essayer dès ce soir. Ces conseils ne remplacent pas une consultation, mais ils peuvent vous faire gagner du temps, avant de venir me voir ou entre deux rendez-vous.

Des ballonnements accompagnés d’une perte de poids inexpliquée, de sang dans les selles ou de douleurs importantes doivent toujours être montrés à votre médecin.

Le muscle, ce n’est pas juste pour la ligne

On pense muscle = esthétique ou sport. En vrai, c’est un organe comme un autre, au même titre que le foie ou les reins, et il fait bien plus que bouger : il sécrète toute une famille de molécules, les myokines, qui touchent au sucre dans le sang, à l’inflammation, et même à la solidité des os. Garder du muscle, ce n’est donc pas une histoire de silhouette. C’est une histoire de santé, point final, à tout âge.

Voici ce qui vaut vraiment le coup d’être retenu.
Hélène Sevrin à l'entraînement, coup de pied au sac de boxe

Le muscle communique avec le reste du corps

Pendant longtemps on a vu le muscle comme un simple élastique qui se contracte. En réalité, dès qu’il travaille, il envoie des messages chimiques qui aident à mieux gérer le sucre et les graisses, calment l’inflammation qui traîne dans le corps, et parlent jusqu’aux os. Un muscle actif, ça tire tout le reste vers le haut. Un muscle qui s’atrophie, ça tire tout vers le bas.

Les protéines : la dose officielle, c’est le strict minimum

Le fameux 0,8 g de protéines par kilo par jour, c’est juste ce qu’il faut pour ne pas être carencé, pas ce qu’il faut pour garder du muscle. Chez une personne en bonne santé, on peut monter jusqu’à 2,2 g/kg (en se basant sur le poids qu’on vise, pas le poids réel si quelqu’un est en fort surpoids) sans que ça pose de souci pour les reins. Et ça fait une vraie différence sur le muscle.

La qualité entre en jeu aussi. Sur l’échelle utilisée aujourd’hui pour comparer les protéines (le DIAAS), l’œuf est difficile à battre. Les protéines végétales toutes seules font un peu moins bien pour construire du muscle. L’astuce : mélanger céréales et légumineuses dans le même repas rattrape le coup. Rien de sorcier, juste bon à savoir.

Autre chose, si vous digérez mal le lait : la whey, même en isolat ou hydrolysat, peut poser problème en cas d’allergie ou d’intolérance aux protéines laitières. Dans ce cas, tournez-vous plutôt vers des protéines végétales.

Pour du muscle, il faut travailler contre une résistance

Pilates, mobilité, gainage, posture : très bien pour bouger mieux, garder l’équilibre, éviter les douleurs. Mais ça ne suffira pas à faire pousser du muscle. Pour ça, il faut soulever quelque chose de plus en plus lourd au fil du temps : c’est tout simplement la musculation, avec des charges qui montent progressivement.

En vieillissant, on doit pousser un peu plus fort (et c’est tout à fait normal)

Avec l’âge, le corps répond moins bien aux protéines qu’on mange : pour le même repas, le même entraînement, on fabrique moins de muscle qu’avant. Ce n’est pas un échec personnel, c’est juste biologique. Concrètement, ça veut dire manger un peu plus de protéines et s’entraîner un peu plus intensément pour obtenir le même résultat, et freiner la sarcopénie, cette perte de muscle liée à l’âge.

Le muscle tient aussi les os

Quand un muscle tire sur un os, ça pousse l’os à se renouveler. Ce lien compte double chez les femmes après la ménopause, quand le risque d’ostéopénie, d’ostéoporose et de fracture grimpe. Bref, entretenir ses muscles, c’est aussi une façon de protéger son squelette et son autonomie pour plus tard.

Un détail à connaître avec les traitements pour maigrir

Les médicaments de type GLP-1, très prescrits en ce moment pour perdre du poids, ont un revers de médaille dont on parle moins : ils font fondre du muscle en même temps que le gras, parfois pas mal. Pour contrebalancer, rien ne vaut le sport : ça freine cette perte et, en prime, ça pousse le corps à en reconstruire. Utile à savoir pour toute personne sous ce type de traitement.

Créatine et HMB, pas le même job

La créatine, c’est un des compléments les plus solidement étudiés qui existent. Elle sert surtout à recharger l’énergie très vite pendant les efforts courts et intenses.

Le HMB, on le confond souvent avec quelque chose qui ferait pousser le muscle. En fait, son rôle, c’est plutôt de ralentir la casse des protéines musculaires. Il rend surtout service aux personnes âgées ou à quelqu’un qui reprend le sport après une pause, mais ça ne dispense pas de manger assez de protéines, avec de la leucine dedans.

L’intestin a aussi son mot à dire

Dernier point, moins évident : la santé de l’intestin joue sur celle des muscles. Certains composés utiles au muscle, comme l’urolithine A, viennent de la transformation d’aliments par les bactéries qui vivent dans notre intestin. Un intestin qui va mal, et ces bienfaits tombent à l’eau. S’occuper de son ventre fait donc partie du travail.

En bref

Le muscle, ce n’est pas qu’une affaire d’apparence : il aide à réguler le métabolisme, protège les os, et pèse sur l’autonomie plus tard dans la vie. Assez de bonnes protéines, de la musculation régulière avec des charges, et un intestin qui fonctionne bien : voilà de quoi le garder solide, année après année.

Hélène Sevrin, Nutrithérapeute approche fonctionnelle

Et si la T3 allait bien… au prix d’une T4 basse, malgré une TSH bonne

(TSH dans la norme, plutôt basse dans l’intervalle, à interpréter selon le contexte)

Un mécanisme adaptatif souvent observé en approche fonctionnelle

Je rencontre souvent ce cas de figure en pratique, dont on parle finalement assez peu.

C’est pourquoi, dans une approche fonctionnelle et intégrative, cette lecture vise à relier les résultats biologiques au fonctionnement réel du corps. Il ne s’agit ni d’un diagnostic médical, ni d’une remise en question de la médecine conventionnelle, mais d’un éclairage complémentaire.

Ce profil est peu abordé, car il n’apparaît que lorsque T3 et T4 sont réellement dosées, ce qui reste encore trop rare aujourd’hui. C’est regrettable au regard du nombre croissant de plaintes fonctionnelles et des données de la littérature montrant l’intérêt d’une lecture plus globale de l’axe thyroïdien. Pourtant, en pratique fonctionnelle, il est très fréquemment observé, notamment chez des personnes fatiguées, stressées ou en adaptation métabolique prolongée.

Rappel

  • la TSH correspond au signal envoyé par le cerveau à la thyroïde ;
  • la T4 est l’hormone majoritaire, peu active, servant de forme de réserve ;
  • la T3, elle, est l’hormone active réellement utilisée par les cellules pour produire de l’énergie et réguler le métabolisme.

Normalement la thyroïde produit surtout de la T4, ensuite convertie en T3 dans les tissus grâce aux désiodases, des enzymes dépendantes de nombreux micronutriments.

Lorsque la TSH est normale, que la T3 reste maintenue, mais que la T4 est basse, le système fonctionne encore, mais sur un mode adaptatif. Le corps cherche à préserver la T3, indispensable à la survie métabolique, parfois en accentuant la conversion, au prix d’une diminution progressive des réserves thyroïdiennes. Ce profil ne correspond pas toujours à une hypothyroïdie au sens médical strict, mais fonctionnellement, il est déjà porteur d’un message.

Message clé : ce n’est pas une panne, mais un signal d’adaptation. Un équilibre maintenu « à l’économie », efficace à court terme, mais potentiellement fragile s’il se prolonge.

Foie, intestins et terrain métabolique

Le foie est l’un des principaux lieux de conversion de la T4 en T3. Lorsqu’il est surchargé (toxines, surcharge médicamenteuse, inflammation, excès de graisses oxydées, dysbiose), la conversion peut devenir moins efficace ou inégale.

Les intestins jouent également un rôle clé, à la fois dans :

  • l’absorption des micronutriments nécessaires à la thyroïde ;
  • la régulation de l’inflammation ;
  • l’équilibre du microbiote, qui influence indirectement l’axe thyroïdien.

Résultat fréquent en pratique : T4 basse, T3 encore correcte, dans des profils métaboliquement « fatigués ».

Et dans l’assiette ? (fondamental)

La synthèse, le transport et le métabolisme des hormones thyroïdiennes dépendent directement des apports protéiques (notamment via la tyrosine) et de vitamines et minéraux essentiels. À titre d’exemples, certains cofacteurs clés sont :

  • le sélénium (cofacteur des désiodases) ;
  • l’iode (attention : jamais à l’aveugle) ;
  • le zinc, le fer et le cuivre (synthèse et transport hormonal) ;
  • le magnésium (cofacteur enzymatique) ;
  • les vitamines B2, B3 et B6 (métabolisme énergétique) ;
  • la vitamine D, impliquée dans l’expression des récepteurs thyroïdiens et la sensibilité cellulaire.

Des apports insuffisants, une restriction calorique ou protéique prolongée, une malabsorption digestive ou une augmentation des besoins (stress, inflammation, fatigue chronique) peuvent contribuer à une production ralentie de la T4, sans élévation de la TSH, dans un contexte d’adaptation métabolique.

En pratique fonctionnelle, on ne complète pas à l’aveugle : la lecture du bilan se fait en lien avec l’assiette, le terrain digestif et les réserves, avant toute réflexion sur une complémentation ciblée.

Cette lecture repose sur des formations en santé fonctionnelle, sur la littérature scientifique et sur l’observation clinique du terrain. Elle s’inscrit en complément du suivi médical et ne remplace pas un diagnostic ni une prise en charge médicale.

Sur le terrain, les personnes présentant ce type de profil décrivent souvent un mal-être diffus, difficile à objectiver : une fatigue qui ne cède pas vraiment au repos, une sensation de fonctionner « au ralenti », un manque d’élan ou de motivation, parfois un brouillard mental, une frilosité, une récupération plus lente, ou l’impression de devoir fournir beaucoup d’efforts pour peu de résultats.

Très souvent, les bilans étant jugés « normaux », ces ressentis sont minimisés, voire banalisés. Cela peut générer une forme d’errance, avec le sentiment que « tout va bien sur le papier », alors que le corps, lui, s’adapte en permanence.

C’est précisément pour cela que je voulais vous en parler : pour remettre du sens entre les chiffres et le vécu, et rappeler que l’absence de diagnostic ne signifie pas l’absence de déséquilibre fonctionnel.

Ceci est une réflexion, non pas une leçon. Ceci est une information basée sur l’observation du terrain depuis de longues années. Néanmoins, il vous appartient de la vérifier, de la confirmer ou non.

Prenons soin de nous.

Prédiabète… et si c’était irréversible.

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Récemment, je suis revenue d’une formation qui m’a amenée à réfléchir sur la prévalence croissante du prédiabète, même chez les jeunes. Le prédiabète est une condition qui mérite notre attention, car elle peut évoluer vers un diabète de type 2 si elle n’est pas gérée correctement.
Malgré que ce soit un sujet que l’on aborde souvent, je suis convaincue qu’il y a toujours des moyens d’approfondir nos connaissances et d’explorer de nouvelles perspectives pour aider nos patients. Mon expérience récente avec un jeune homme atteint de prédiabète m’a rappelée à quel point chaque cas est unique.
Récemment, j’ai eu le privilège d’aider l’un de mes patients, un jeune homme, à mieux gérer sa glycémie. Malgré son âge, il avait reçu un diagnostic de prédiabète. Nous avons eu des discussions approfondies sur sa situation, et nous avons décidé d’intégrer la forme R de l’acide alpha-lipoïque dans son plan de gestion, en plus d’une cure de magnésium.
Mais comment précisément agissent la forme R de l’acide alpha-lipoïque et le magnésium sur la glycémie ? ?
Plus en détails pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur le fonctionnement dans l’organisme.
? Augmentation de la sensibilité à l’insuline : La forme R de l’acide alpha-lipoïque aide les cellules à devenir plus réceptives à l’insuline, l’hormone qui régule la glycémie. En d’autres termes, cela permet au sucre de pénétrer plus facilement dans les cellules pour être utilisé comme source d’énergie.
? Réduction de l’inflammation : L’inflammation chronique est liée à l’insulino-résistance et à des problèmes de régulation de la glycémie. La forme R de l’acide alpha-lipoïque a des propriétés anti-inflammatoires qui contribuent à garder la glycémie sous contrôle.
? Régénération d’autres antioxydants : La forme R de l’acide alpha-lipoïque peut régénérer des antioxydants essentiels tels que la vitamine C et la vitamine E. Ces antioxydants aident à neutraliser les radicaux libres, qui peuvent perturber la glycémie.
? Protection des cellules nerveuses : En outre, la forme R de l’acide alpha-lipoïque a montré des avantages potentiels pour la protection des nerfs, ce qui est crucial pour les personnes atteintes de diabète, car cela peut aider à réduire les symptômes de la neuropathie diabétique.
Quant au magnésium, il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques dans le corps, certaines étant liées au métabolisme du glucose et à la régulation de l’insuline. Une carence en magnésium peut perturber ces processus et influencer la glycémie.
N’oublions pas que chaque individu a des besoins nutritionnels spécifiques. ?